Ô SERSOU ! ballade sans fin*

*poème de forme libre, d’un genre familier ou légendaire selon le Petit Robert

une Caresse une Morsure
Terre infinie Bonheur infini
Caresse d’un petit matin de printemps
d'une fin d'après-midi d'été
Morsure du soleil en août à midi
du gel un soir de février
Morsure du manque
Non tu es

au nord des crêtes bleutées
une scie posée
au sud un Amour
à l’ouest l’Infini Horizon
avec un mirage parfois
à l’est l’inconnu le vide
et la course du vent

Les spots de la nuit
La lumière aveuglante
L’apaisement du soir

Sous les trembles
la course de l’eau glacée
jaillie du puits

Lever de soleil
derrière le peuplier
Son coucher de prince
au bout de la plaine

l’odeur de la paille chaude
et du lait juste trait
après l’orage la Terre mouillée
les roses du jardin
la senteur des pins

l’aboiement des chiens
le bourricot qui ah âne
le coq égorgé
la mésange agitée

la brebis et son petit
la chamelle élancée

la langue de l'agneau
l'arrondi de l'oeuf
au creux de la main
Aussi le poussin
mais
l'entaille des barbelés
et
la coupure du blé

Le frémissement des doigts
sur le col du pur-sang
Leur tremblement à la vue
du serpent

la truffe de la steppe
succulente Terfess
Guernina et Guernejdi
les tapis de fleurs
le coquelicot hardi

rouge sang des coquelicots
blanc des pierres talus au bord des champs
gris sombre de la piste mouillée
jaune doux des chaumes en juillet
marron pur de la Terre préparée
vert tendre des blés en herbe
rouge orangé du couchant au bout de la plaine
blanc immaculé de la neige en congères
gris triste des vols de sauterelles
jaune franc à perte de vue des sauvages ravenelles
marron neutre des pommes de pin
et clair des pommes de terre
vert sombre de la luzerne et du sorgho
rouge vif des tomates et des canas dressés
blanc de la lumière aveuglante d’août
gris lourd des cieux de novembre
jaune paille des meules sur le battoir
marron foncé des bouses sur le chemin
vert en ligne des casuarinas et mirobolans
et le bleu profond du ciel au printemps

Anges consumés
cercle de feu
des Hommes tombés
en mémoire d'Eux
une pensée

Mais les amandiers en fleurs
et les fruits du verger
l'odorante armoise
et la vive gerboise

Au loin
la caravane qui danse
le troupeau qui moutonne
Impatience
la nuée de sauterelles
et le sable en tempête
Effervescence

du sud
les chants et les couleurs
la caravane se pose
les moutons se reposent
retrouvailles et quiétude
du sud
deux plaies
l'immonde grouillement
qui ravage
le souffle brûlant du Sirocco
qui assèche et
ensable
désolation et lassitude

Puis l'orage grondeur
Et la peur
comme au plus profond de la nuit
Mais la pluie
et l'on revit

dans le ciel
le vol lourd des gangas
Sous le chaume
les fragiles ortolans
Oh ! la frêle bécasse au bord de l'eau
L'oiseau au nid
hirondelle ou cigogne
la chouette la nuit
et le cœur qui cogne

SERSOU
MA HAUTE PLAINE
SER OU SCOUT
verdoyante au printemps
blonde puis brune en été
en automne châtaine
et livide en hiver

le scorpion sous la pierre
no where

Attala Maria à Tasmaïa
Antoine Mohamed
à
Zenakra Rechaïga Chellala
Dédé princesse Denia
Vous étiez
rien ne peut l'effacer
Ami(e)s plus qu'Ami(e)s
dans la paix
Salam
... à venir ...


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